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Capture d'écran: Facebook

Facebook a annoncé fin août plusieurs changements dans le fonctionnement de son algorithme de partage. Pour rappel, cet algorithme choisit une partie seulement des contenus que vous publiez, pour les relayer sur la timeline de vos abonnés. On a d’ailleurs assisté depuis décembre 2013 a une baisse drastique de cette proportion (ou “reach”, le taux de couverture des abonnés). Beaucoup de managers de pages Facebook (surtout de marques) se plaignent d’un reach qui serait passé de 20% à 5%.

Facebook change donc sa mécanique de choix :

  • D’abord, le réseau social déclare la guerre aux contenus racoleurs (“clic-bait”, autrement dit “appât à clics”). Il pénalisera donc les titres qui ne seront pas à la hauteur de leur promesse et sont donc décevants pour le lecteur. D’où la nécessité de bien distinguer accrocheur et racoleur : mon article répond-il à la promesse du titre ? Pour évaluer cette “déception” et pénaliser les publications aux titres “survendus”, Facebook comparera le taux de clic et le temps passé sur la page (calculé notamment à partir de la durée séparant le clic vers l’article du retour sur la page Facebook). Les sites ayant un taux de clic élevé et un temps passé court seront vite repérés.
  • Par ailleurs, Facebook va aussi renforcer le poids des publications de liens simples au détriment des messages composés d’une photo et d’un lien rajouté manuellement. Facebook reprend ainsi la main sur la mise en page des pages et notamment sur le recadrage horizontal des images (le format horizontal permet au passage d’en afficher davantage avant le scroll et est plus agréable sur mobile). Cela annonce aussi la mort probable des raccourcisseurs d’urls, tels bit.ly dont l’usage sera pénalisé.
  • Dernière recommandation du réseau social : les images devront être d’au moins 1200x 630 pixels pour tenir compte des écrans haute résolution (Rétina). Et l’image à l’intérieur des articles devra être idéalement d’au moins 600 x 315 pixels pour afficher des images plus larges et en meilleure résolution. Ce qui sous-entend également que Facebook pénalisera les publications dont les liens comporteront des images de plus faible taille. Voilà qui a donc des conséquences potentielles sur le design de quelques sites.

Lire l'article intégral de Poynter.org