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Montrer ou ne pas montrer les images: les médias choisissent. Les modérateurs, eux, les voient toutes passer.

Montrer ou ne pas montrer les images: les médias choisissent. Les modérateurs, eux, les voient toutes passer.

Le magazine américain Wired s'est penché sur le métier et sur la vie des modérateur de contenus qui s'occupent de supprimer les photos et les vidéos choquantes ou illégales qui apparaissent sur les réseaux sociaux et autres sites.

Loin de la Silicon Valley, le reporter est allé rencontrer aux Philippines, les petites mains chargées de faire le ménage numérique parce que Facebook ne peut plus se permettre que des grand-parents retrouvent sur le réseau social les photos de leurs petits enfants "coincées entre les images brutes d'un accident de la route en Russie et une vidéo porno hardcore".

Selon certaines estimations, citées par Wired, ils seraient sans doute plus de 100 000 à travers le monde à "protéger l'humanité de ce qu'elle peut générer de pire".

Le reportage mentionne le témoignage d'un modérateur qui a quitté son job quand il est tombé sur sa première vidéo de décapitation. Il s'est écrié: "oh, une vidéo de décapitation !". Et l'un de ses collègues s'est approché: "Ah oui, laquelle ? Fais-voir." Pour ne pas devenir "expert" en vidéo de décapitation, il a décidé de renoncer à ce boulot plutôt bien payé selon les normes locales et destiné à des jeunes diplômés aux Philippines.

Lire l'article en anglais:
The Laborers Who Keep Dick Pics and Beheadings Out of Your Facebook Feed

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