Batiments du New York Times au coeur de la grosse pomme. ©samchills en CC via Flickr.com

Batiments du New York Times au coeur de la grosse pomme. ©samchills en CC via Flickr.com

Digidays a passé en revue les progrès effectués par le New York Times, un an après son “innovation report” qui préconisait des changements radicaux pour faire évoluer la vieille maison.

S’agissant du trafic, les résultats sont probants : + 28% en un an avec un total en avril 2015 de 59 millions de visiteurs uniques, selon les chiffres ComScore. Une fois encore, l’essentiel de la hausse est venue du mobile : +52 %, avec un nombre de mobinautes qui atteint 35,8 millions, soit 61% des lecteurs.

Côté abonnements, le résultat n’est pas mal non plus : la barre du million d’abonnés a été franchie, mais les produits mobiles spécifiques (Now ou Opinions) n’ont pas été à la hauteur des attentes, jusque-là.

Du point de vue de l’embauche et de la promotion des profils numériques, le journal est salué d’un A par Digidays : aux manettes éditoriales et commerciales se trouvent désormais des gens qui connaissent leur sujet.

Légère déception sur l’efficacité de la page d’accueil dont le déclin a seulement été ralenti. C’est un point clé de la monétisation du New York Times, car les visiteurs passant par la page d’accueil sont beaucoup plus susceptibles d’être transformés en abonnés, que les autres.

Bonne note sur l’engagement, grâce à une bonne exploitation des réseaux sociaux et à des contenus produits en affinité aux usages et aux cibles.

Mais le point noir du New York Times reste les pratiques et le process encore très “papier”. Les journalistes n’ont pas encore accès aux statistiques par exemple… Cela confirme que l'évolution culturelle, au delà des stratégies et des outils, est la plus lente et la plus laborieuse. Elle nécessite de la volonté, du temps, de l’énergie et de l’accompagnement. A bon entendeur…

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