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Bild, le géant allemand de l'édition, a annoncé il y a quelques jours le lancement de sa première phase de test grandeur nature de distribution de ses contenus (pour l'instant limité au mercato du championnat de football) via l'application de messagerie Messenger, proposée par Facebook. Grâce à l'ouverture d'une partie de son code aux développeurs, les robots-posteurs, car c'est bien de cela dont il s'agit, vont désormais s'adresser directement, et en one-to-one, aux utilisateurs de Facebook, là où ceux-ci sont le plus susceptibles de s'engager dans une véritable (?) conversation avec la marque.

Outre l'évidente capacité à "pousser" du contenu devant les yeux des utilisateurs, les robots vont également pouvoir apprendre de leurs comportements, affiner leur offre et construire progressivement ce qui s'apparente de plus en plus à un fil d'infos complètement personnalisé.

La dépendance des éditeurs vis-à-vis des grandes plateformes n'est assurément pas près de se réduire. Les "Instant Articles", l'AMP de Google (système d'affichage plus rapide des articles), la gratuité de WhatsApp ou encore la montée en puissance de Snapchat ne font que renforcer la donne, et si les éditeurs ne montent pas rapidement à bord de ces nouvelles formes de distribution, ils risquent tout simplement de passer à coté de l'énorme potentiel qui se cache derrière l'arrivée des robots-posteurs: celui de l'intelligence artificielle. Celle-là-même qui focalise aujourd'hui toute l'attention des investisseurs et des développeurs vers Slack, Facebook M, Cortana (Microsoft), Siri (Apple) ou encore VIV.

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