“Franchement, les médias traditionnels peuvent aller en enfer”, lance Shane Smith dans son style provocateur. Dans une interview à Fortune, le PDG de Vice, explique l'articulation des medias au sein de son groupe. Vice qui était un magazine indépendant gratuit créé à Montréal au milieu des années 1990 est devenu un véritable groupe numérique présent dans une bonne vingtaine de pays et actif dans le domaine de la musique, de la vidéo (société de production etchaîne YouTube avec plus de 3,5 millions d’abonnés) et de l’info en ligne.

Et Shane Smith est très clair :

"Nous sommes "digital" car c'est notre coeur de métier. Nous produisons nos contenus d'abord pour le web. S'ils vont ensuite à la télé, au cinéma, dans un magazine, tant mieux. C'est juste une autre exploitation, mais nous sommes web first." [...] " Si vous voulez utiliser la télévision comme un outil de marketing afin de développer votre marque numérique, très bien. Ou si cela permet d'apporter un peu de marge à une production déjà payée par le numérique, très bien aussi. Nous vendons des contenus pour les chaines de télévisions de 23 pays, mais ce n'est pas notre coeur de métier. [...] Les opportunités en ligne sont dix fois supérieures à celles offertes par les chaînes câblées il y a vingt ans".

Considérer les médias traditionnels comme de simples outils marketing au service d’une marque numérique: c’est vraiment en enfer que Shane Smith veut expédier les médias traditionnels.

Source :
http://tech.fortune.cnn.com/2013/10/14/vice-ceo-shane-smith/