Tow Center for digital Journalism

Le Tow Center for Digital Journalism a publié une étude sur l’utilisation des plateformes numériques (Google, Facebook et autres réseaux sociaux) par les principaux éditeurs américains : CNN, The Huffington Post, The New York Times...

La première conclusion du centre de recherche est que les médias sont désormais très dépendants des géants de la Silicon Valley, et principalement de Facebook et Google.

Les éditeurs sont aujourd’hui soumis aux algorithmes qui trient et ciblent leurs contenus. Les réseaux sociaux pèsent aussi très fortement sur le choix des formats éditoriaux, en privilégiant la distribution des photos, vidéos et aujourd’hui des directs (Facebook Live, Periscope…).

En favorisant la distribution “native” des contenus, c’est à dire sans lien vers le site internet de l’éditeur, les plateformes prennent totalement la main sur leur distribution. Les médias perdent une part de leur impact de marque, mais aussi les données utilisateurs, pour un retour sur investissement globalement mauvais. En effet, les géants du web ne cessent d’absorber l’essentiel des budgets publicitaires des marques.

Mais, commencent à se dessiner des stratégies différentes, selon le modèle gratuit ou payant de l'éditeur de presse. Le New York Times, a choisi, lui, de se concentrer sur les abonnements et non plus sur l’audience pure. Le quotidien américain a quasiment cessé de publier en natif et réserve une bonne part de ses contenus "premium" à ses abonnés. Pour les autres qui dépendent majoritairement ou exclusivement des investissements publicitaires, la course à l’audience les amène à diffuser directement sur les plateformes, car l’audience générée est plus forte.

Sauf que la concurrence entre les éditeurs annule cet avantage au bénéfice seul des plateformes, sur le long terme. Les réseaux sociaux sont un vecteur de diffusion qui semble incontournable. Mais l’abandon de son support de diffusion, pour faire des économies et gagner en audience, semble un pari bien risqué.

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