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Après avoir travaillé pour des médias en ligne aux poste d'éditeur, webdesigner et développeur, Grégoire Pouget, rejoint Reporters sans frontières en tant qu'expert en sécurité informatique #tor #hacking & co. Aujourd'hui chez Bibliothèque Sans Frontières, il s'emploie à trouver des solutions pour donner accès à l'information à des populations et dans dans des endroits ne disposant que de peu - ou pas - d'infrastructures ou d'accès Internet #piratebox #internetdeconnecte #wimax #connectionasynchrone #etplus

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feedback-796143_960_720CC by Geralt / Pixabay

En 2014, on annonçait la mort des commentaires sur les sites médias. La tendance de nombreux sites américains cette année-là (The Verge, The Daily Dot, Reuters, The Week, etc.) à fermer leur section commentaires a même inspiré un article  à Rue89 intitulé "2014, année noire pour les commentaires de site d'info".

Pourtant, les raisons qui ont amené ces sites médias à supprimer les commentaires ne sont pas liées à la fin de la conversation en ligne. Certains sites étaient en sous-effectif et avaient temporairement fermé leurs articles aux contributions ; d'autres, tel News24, ont simplement basculé vers un nouveau système qui impliquait une autre façon de s'authentifier.

Bref, les commentaires on la peau dure et leur mort est loin d'être avérée. En témoigne le site du Guardian qui enregistre chaque mois plus d'un million de commentaires.

Les sites médias ne cessent de réinventer de nouveaux moyens d'animer leur communauté. Quartz propose de commenter non pas l'ensemble du texte, mais un simple paragraphe. D'autres ont décidé de gérer et d'animer leur communauté non plus via les commentaires mais en déplaçant la conversation sur les réseaux sociaux où l'audience est beaucoup plus facile à mesurer.

L'auteur de l'article Jérémi Mani, cite enfin l'exemple du New York Times et du Washington Post qui s’apprêtent à lancer ensemble The Coral Project : un outil  d'identification des utilisateurs les plus actifs qui a pour objectif de  les intégrer de façon plus étroite dans leur dispositif éditorial.

Si les commentaires sont morts (et encore) en 2014, le participatif est bien vivant en 2016.

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